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# Posté le mardi 10 juin 2008 08:41

Hypokhâgnie, récit d'une chute

Hypokhâgnie, récit d'une chute
Dimanche 25 mai.
Une sorte de brume opaque. "Le concours blanc... Kesako?"
Le réveil aux gros chiffres lumineux rouges.
21h59...

22h00.
En une seconde, l'éclair de lucidité prémonitoire. Qui sera confirmé par, au moins, les deux jours qui suivront.

LE CONCOURS BLANC EST UNE PIECE TRAGIQUE.

Lundi 26 mai. 8h00.
"x x x Qu'est ce qu'une autorité légitime?"
La machine infernale s'est mise en marche. Elle ne s'arrêtera que lorsque le Destin sera accompli, c'est-à-dire le samedi 31 mai, 12h00. Le fil se déroule, les engrenages sont bien huilés et ne recontrent aucune friction - rien n'empêche l'inexorable de s'accomplir.
13h00. "Au moins, c'est fini." On n'a pas encore vu la fin du tunnel.

Les épreuves vont s'enchaîner. Logique froide-zet-implacable qui écrase les êtres de chair et de sang, d'émotions que sont les acteurs.

Tiens, parlons-en justement des acteurs. Qu'ont-ils fait pour mériter cela ?
Bon, d'accord. Ils ont bien choisi leur destin – environ un an auparavant, ils s'étaient délibérément inscrits en 1ère Année de Lettres Supérieures, Lycée Antoine Watteau, Valenciennes. Certains étaient même venus de contrées si différentes (le Pays d'Oc !) pour cela. Mais ont-ils mérité cette Destinée pour autant ?
Aux mortels, cette situation aporétique ne peut sembler qu'illogique. Mais la logique des Mânes de la Prépa Littéraire ne relève pas de ce bas monde.

Alors, maintenant, le grand débat est de savoir ...
*roulement de tambour*
Ce concours blanc s'inscrit-il dans une perspective cornélienne ou racinienne de la tragédie ?

Oui à la perspective cornélienne. L'intrigue ici est implexe – la tragédie du CB (argot, quand tu nous tiens) est un enchevêtrement de multiples tragédies. Chaque jour, chaque épreuve renouvelle la tragédie. Les Destins se croisent, sous la forme de ces redoutables Furies – les sujets de concours. Et puis les acteurs – divins, symboliques, ils révèlent à ces pauvres mortels que sont les lycéens la véritable condition d'Homme, cette condition tragique qui se heurte à la main du Destin...

Mais oui aussi à la perspective racinienne. L'intrigue est en réalité d'une simplicité effarante, déroutante : vous arrivez, vous écrivez, vous tombez, vous vous traînez jusqu'à la prochaine épreuve et le cycle recommence. Give me a dissertation or give me death. Dans ce cas-là, c'est give me a dissertation and give me death. Et les acteurs ? Ils ne sont pas divins, mais hommes ; ils ont une psychologie et doivent se dépasser dans la tragédie : voilà leur sublime.

Sublime. Le mot est lâché. Les grands maux.

Le rideau se baissera samedi midi. Et la saga HK continue.

(Bamboo - lu et approuvé par Hachi)
# Posté le mardi 27 mai 2008 13:57

_= - BORIS VIAN - =_

Chanson : C. James blues, Duke Ellington.

J'ai aujourd'hui eu la soudaine envie de vous faire partager un personnage que j'apprécie énormément, un romancier, un nouvelliste, un chroniqueur, un jazzman, un poète, un dramaturge extraordinaire. Boris Vian. Et pour vous le présenter le mieux possible, avec tout le respect et toute l'admiration que j'ai pour lui, je tiens à ce que ce soit à travers les mots de Raymond Queneau, avec qui il entretenait une relation amicale, qui traduisent selon moi le personnage dans toute son excellence, sa multiplicité et sa grandeur.

« Boris Vian est un homme instruit et bien élevé, il sort de Centrale, ce n'est pas rien, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian a joué de la trompinette comme pas un, il a été un des rénovateurs de la cave en France ; il a défendu le style Nouvelle-Orléans, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian a aussi défendu le bibop, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian est passé devant la justice des hommes pour avoir écrit J'irai cracher sur vos tombes sous le nom de Vernon Sullivan, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian a écrit trois autres pseudépygraphes, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian a traduit de véritables écrits américains authentiques absolument, et même avec des difficultés de langage que c'en est pas croyable, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian a écrit une pièce de théâtre, L'Equarrissage pour tous, qui a été jouée par de vrais acteurs sur une vraie scène, pourtant il n'y était pas allé avec le dos de la Q.I.R, mais ce n'est pas tout :
Boris Vian est un des fondateurs d'une des sociétés les plus secrètes de Paris, le Club des Savanturiers, mais ce n'est pas tout.
Boris Vian a écrit de beaux livres, étranges et pathétiques, L'Ecume des jours, le plus poignant des romans d'amour contemporains ; Les Fourmis, la plus termitante des nouvelles écrites sur la guerre ; L'automne à Pékin, qui est une ½uvre difficile et méconnue, mais ce n'est pas tout :
Car tout ceci n'est rien encore : Boris Vian va devenir Boris Vian.
Raymond Queneau. »


Je rajouterais à cela quelques mots de Boris Vian lui-même :

« Il y a seulement deux choses : c'est l'amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid. » (Avant-propos de L'Ecume des jours)

Selon moi, il manque à tout cela un trait de ce personnage et qui m'a, moi, le plus touchée à la lecture de ses romans : il dénonce le racisme comme jamais personne ne l'eut dénoncé ; A travers des ½uvres comme J'irai cracher sur vos tombes, évidemment, mais encore Et on tuera tous les affreux, et surtout Tous les morts ont la même peau. Trois ouvrages signés Vernon Sullivan, traduits et réécrits par Boris Vian lui-même. Dénonciation délicatement traduite par l'intermédiaire de personnages torturés souvent par leur origine noire et leur volonté de devenir ce « blanc » accepté par la société...


Un article pour tout dire sur Boris n'est pas suffisant. Mais un article suffira à vous donner l'envie de le lire. Des romans comme L'Ecume des jours sont les carrefours de la poésie, de la musique (en particulier le Jazz) et des sens... L'univers de Boris Vian y bouscule l'ordre naturel des choses à travers le parcours amoureux de Colin et Chloé, avec des images surprenantes, un monde renversé où tout n'est finalement que poésie. C'est d'ailleurs de cette manière que Boris Vian introduit son roman : « Sa réalisation matérielle proprement dite consiste essentiellement en une projection de la réalité, en atmosphère biaise et chauffée, sur un plan de référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion. On le voit, c'est un procédé avouable, s'il en fut »...

En effet, ce qui frappe à la première lecture de Boris Vian, et ce qui séduit, c'est cette richesse du langage, avec des jeux sémantiques, des jeux sonores qui rappellent inévitablement le jazz de la Nouvelle-Orléans... On nage en plein délire, où tonalités et modes se mélangent : on passe de la tendresse à la violence, de l'horreur au comique, du réel au fictif sans le moindre effort et dans un style qui nous convainc, nous prend aux tripes. Et si on s'y reconnaît tant, ce n'est pas par hasard... Boris Vian affirme en effet à travers ses romans que la vérité de l'homme ne peut être révélée qu'à travers une métaphore de la réalité : une profession de foi sur la puissance des images poétiques... On s'y révèle, on s'y reflète, on s'y apprend...

Pour ce qui est de ses pièces de théâtre, Vian nous entraîne une fois encore dans un univers délirant... Et je laisse la parole à Jean Cocteau pour nous présenter cette pièce surprenante qu'est L'Equarrissage pour tous.

« [...] Cette pièce, ou ballet vocal, est d'une insolence exquise, légère, lourde, semblable aux rythmes syncopés dont Boris Vian possède le privilège.
Soudain, nous sommes au centre du temps, à cette minute où le temps n'existe plus, où les actes perdent leur sens au milieu immobile du cyclone, à cette place où le présent et l'avenir se nouent comme une vieille ficelle morte.
Et le rire éclate où la bombe éclate, et la bombe éclate de rire, et le respect que l'on porte aux catastrophes éclate lui-même, à la manière d'une bulle de savon.
[...] Oui, voilà ce qu'un homme habile à souffler dans la trompette, ou plutôt à donner la forme d'une trompette à son souffle, voilà, dis-je, ce qu'un homme rompu aux rythmes, nous jette à la figure, comme dans une infecte bataille de fleurs. »

... Et c'est alors moi qui n'hésite pas à vous jeter à la figure quelques extraits des ½uvres de ce musicien-poète...

Extraits de L'Ecume des jours [/g](j'ai hésité longtemps... Mais étant donné que le sujet du paradoxe helbystique porte sur l'art culinaire, j'ai pensé qu'un brin de gastronomie serait le bienvenu...)

(Nicolas est le cuisinier de Colin. Ils s'entretiennent.)

-Faites-, Nicolas, vous du fricandeau ce soir ? demanda Colin.
-Mon Dieu, dit Nicolas, Monsieur ne m'avait pas prévenu. J'avais d'autres projets. [...] Je resterai, une fois de plus, dans la tradition de Gouffé en élaborant, cette fois, un andouillon des îles au porto musqué.
-Et ceci s'exécute ? dit Colin.
-De la façon suivante : « Prenez un andouillon que vous écorcherez malgré ses cris. Gardez soigneusement la peau. Lardez l'andouillon de pattes de homards émincées et revenues à toute bride dans du beurre assez chaud. Faites tomber sur glace dans une cocotte légère. Poussez le feu, et, sur l'espace ainsi gagné, disposez avec goût des rondelles de ris mitonné. Lorsque l'andouillon émet un son grave, retirez prestement du feu et nappez de porto de qualité. Touillez avec spatule de platine. Graissez un moule et rangez-le pour qu'il ne rouille pas. Au moment de servir, faites un coulis avec un sachet de lithinés et un quart de lait frais. Garnissez avec les ris, servez et allez-vous-en. »
-Je reste sec ! dit Colin, Gouffé fut un grand homme. Dites-moi, Nicolas, aurai-je, sur le nez, demain, un bouton ?
Nicolas examina le piton de Colin et conclut par la négative.

... Je ne résiste pas à vous faire part de l'entretien de Colin avec la souris...
(Colin réfléchit à l'éventualité de séduire une jeune femme nommée Alise, petite amie de son ami Chick)


Il nouait sa cravate devant le miroir de la salle de bains.
-Il me reste à mettre ma veste et mon manteau, et mon foulard et mon gant droit et mon gant gauche. Et pas de chapeau pour ne pas me décoiffer. Qu'est-ce que tu fais là ?
Il interpellait la souris grise à moustaches noires qui certainement n'était pas à sa place dans le verre à dents, même accoudée au bord dudit verre et prenant un air détaché ?
-Suppose, dit-il à la souris, en s'asseyant sur le rebord de la baignoire (rectangulaire d'émail jaune) pour se rapprocher d'elle, que je trouve chez les Ponteauzanne mon vieil ami Chose...
La souris acquiesça.
-Suppose, pourquoi pas ? Qu'il ait une cousine. Elle serait vêtue d'un sweat-shirt blanc, d'une jupe jaune et elle s'appellerait Al... Onésime...
La souris se croisa les pattes et parut surprise.
-Ce n'est pas un joli nom, dit Colin. Mais toi tu es une souris et tu as bien de la moustache. Alors ?
Il se releva.
-Il est déjà trois heures. Tu vois, tu me fais perdre mon temps. Chick et... Chick y sera certainement très tôt.
Il suça son doigt et l'éleva au-dessus de sa tête. Il le redescendit presque aussitôt. Ça le brûlait comme dans un four.
-Il y a de l'amour dans l'air, conclut-il. Ça chauffe. [... ] tu veux sortir du verre ?
La souris prouva qu'elle n'avait besoin de personne en sortant toute seule et en se taillant un morceau de savon en forme de sucette.
-N'en colle pas partout ! dit Colin. Ce que tu es gourmande !...


... à présent un petit poème... extrait du recueil Je voudrais pas crever.

La vie c'est comme une dent

La vie, c'est comme une dent
D'abord on n'y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie.


Je vous conseille de vous y mettre...


Bibliographie :

Romans, nouvelles et essais :

L'Arrache-c½ur
Blues pour un chat noir
Chroniques du menteur
Contes de fées à l'usage des moyennes personnes
Ecrits pornographiques
L'Ecume des jours
Elles se rendent pas compte
Et on tuera tous les affreux
Les Fourmis
L'Herbe rouhe
J'irai cracher sur vos tombes
Le Loup-Garou et autres nouvelles
Manuel de Saint-Germain-Des-Prés
Les Morts ont tous la même peau
Le Ratichon Baigneur
Traité de civisme
Trouble dans les andains

Théâtre :

L'Equarrissage pour tous
Le Goûter des généraux

Poésie :

Cantilènes en gelée
Cent sonnets
Je voudrais pas crever

Musique :

Chansons
Le Chevalier de Neige – Opéras
Chroniques de Jazz
Derrière la Zizique
Ecrits sur le Jazz
En avant la zizique...
Jazz in Paris


Hachi
# Posté le jeudi 08 mai 2008 08:50
Modifié le jeudi 29 mai 2008 12:06

°0o Le paradoxe Helbystique 2! o0°

°0o Le paradoxe Helbystique 2! o0°
Il est temps de déclarer vainqueur l'un de nos deux participants du paradoxe helbystique! Nous attendions évidemment une participation plus forte... Peut-être que le sujet suivant vous inspirera davantage! N'hésitez pas! Les textes les plus ampoulés ne sont pas forcément les mieux récompensés... Seuls les textes qui nous plaisent dans le style et qui insèrent les mots le mieux possible gagnent!
D'autant plus qu'après long débat, nous avons décidé d'élire vainqueur du Paradoxe Helbystique le texte de Sana, qui nous a convaincu par sa simplicité, sa lecture agréable, son style léger et non ampoulé. Il faut savoir également que notre jugement n'exclut pas le texte de Rhino, qui est sans doute très bon, mais qui ne nous a pas séduites...

Voici le texte de Sana, répondant au sujet: Le silence et la méditation, et comprenant les mots suivants:Timbre, grelot, tapageur, fièvre, oubli, métronome, gourmette, slip, tintement, jus d'orange.

Le silence et la méditation.

C'est une chose pourtant simple. Boire mon jus d'orange dans le silence, entendre le tintement des glaçons dans mon verre, tout à ma méditation, admirer l'éclat chatoyant d'un rayon de soleil sur la gourmette à mon poignet, me perdre dans l'oubli de ce monde, dans la fièvre de mes pensées, dans le silence. Installé dans un fauteuil, sur cette terrasse, j'ai l'impression que le monde est entièrement mien, qu'il est ce que j'ai toujours rêvé qu'il soit. Paix et tranquillité... Luxe, calme, et volupté...
Qu'est-ce que le silence, au fond ? Assis sur ma terrasse, le verre dans la main, je m'interroge. Il va sans dire qu'on ne peut avoir de silence absolu partout. J'ai entendu dire une fois que l'endroit où on pourrait avoir le silence le plus profond, c'est le désert – à cause de l'absence d'obstacles au son. Mais ça doit être lourd et pesant, pas trop le genre propice à la méditation, à mon avis...
Tout le contraire de ce que je vis en ce moment. Techniquement parlant, les environs ne sont pas silencieux. Les oiseaux chantent, les arbres bruissent, la pendule, dans la maison, compte les secondes avec une régularité de métronome, j'entends de temps à autre un rire d'enfant dans le jardin d'une maison voisine. Mais cette atmosphère constitue le plus apaisant des silences dont j'ai jamais rêvé, car il est méditatif ... Le soleil est en train de se coucher, et déjà la lune apparaît, et je me sens en paix avec le monde.
Mais ça ne pouvait pas durer, bien sûr.
Comme on dit, la parole est d'argent, et le silence est d'or.... et l'olibrius tapageur qui a décidé qu'il allait me pourrir mon moment en débarquant près de moi, en slip affublé de grelots, en criant d'une voix rauque, ferait bien de s'en souvenir parfois...


Merci à Sana!! Et comme promis, la remise du premier s'effectuera dans les prochains jours... A très bientôt à elle pour un prochain paradoxe Helbystique!

------ Nouveau sujet -------
Sur ce, voici un nouveau sujet pour le paradoxe Helbystique!

Vous composerez sur le thème suivant : Ivresse et joies culinaires.

Votre copie ne doit pas dépasser quinze/vingt lignes.

Il s'agit d'écrire un court récit traitant le thème sous toutes les coutures.

Cependant, une petite difficulté s'ajoute: il s'agit d'insérer dans votre copie les dix mots suivants :

barcarolle, funambule, athermane(parfaitement imperméable à la chaleur), reluisant, rudéral(qui croît parmi les décombres), pyrexie(fièvre, maladie fébrile), laure(monastère orthodoxe), floral, tribunal, code.

A vos plumes !



Pix: Nature morte avec corbeille, Cézanne, trouvée ici => [*] <=
# Posté le dimanche 20 avril 2008 06:24
Modifié le mercredi 28 mai 2008 11:56

Vacashuns vacashuns... et une mise à jour pseudo-littéraire

Vacashuns vacashuns... et une mise à jour pseudo-littéraire
[connexion Internet][article]

Enfin les vacances...

Hachi est à la neige,

Bamboo dans le Sud.

(que voulez-vous que nous rapportions comme souvenirs? ^^)

Alors excusez si ce blog a manqué / manque / manquera de mises à jours.

La vie d'hypokhâgneuses n'est pas de tout repos.

A tout hasard, voici le magnifique (hum hum) sujet de dissertation que notre adorable (hum hum) professeur de français nous a donné à faire pendant les 3 semaines à venir. Idées et commentaires bienvenus. Motivation aussi.



"Pascal nuisible. Sublime à bon marché."

Paul Valéry.

Vous commenterez ce jugement de Paul Valéry en vous appuyant sur votre lecture des Pensées de Pascal.



Et en sachant que le professeur de français est un big fan de Pascal, nous devrons veiller à ne pas trop enfoncer cet "effrayant génie".

Autre preuve du sadisme du corps professoral des hypokhâgnes? Le professeur de français marque sur la feuille où il a écrit le sujet sur Pascal, tout en bas, en petits caractères : "Bonnes vacances."

Mais oui, mais oui.

M'enfin. La vie est belle spas?

Nous voulions également dire merci à tous ceux qui laissent des commentaires. Cela nous fait toujours très plaisir de voir que nous sommes lues. Merci également à Domitille pour nous avoir fait de la publicité sur son blog.

En attendant que l'une de nous deux fasse une mise à jour sérieuse et littéraire, faites-nous part de ce que vous aimeriez voir sur ce blog. Toutes les suggestions sont permises; souvenez-vous cependant que ceci est un blog littéraire et que votre requête doit avoir trait aux Belles-Lettres. Merci!

Pix : vacances, bien sûr...
Musik : Island in the Sun


[sieste]
# Posté le lundi 07 avril 2008 11:38